• Le maintient de l'économie VS la lutte contre la pandémie? Un bilan.

    Je vous propose une réflexion concernant la décision adoptée par le Conseil d'Etat visant à la fermeture des commerces non-vitaux. Cette mesure tout à fait exceptionnelle rassure certains commerçants, en affole d'autres qui voient leur trésorerie fondre et leurs échéances se rapprocher.  

    En réalité, je vous démontre ci-dessous qu'il s'agit d'une décision de raison et que l'Etat n'a pas le choix de cette mesure pour les quelques raisons ci-dessous:

    Premièrement, ce serait inenvisageable d'un point de vue moral et de stratégie politique.

    En effet, outre la morale de sauver des vies humaines, un gouvernement démocratique doit se résoudre à adopter des mesures qui concrètement sauveraient les vies de 0,2% de ses citoyens ou électeurs, directs qui plus est dans notre démocratie Suisse.

    A défaut, cette erreur leur serait fatal le jour du bilan successif de cette crise, tant d'un point de vue global qu'individuel. Par conséquent, on a pu observer une course à la peur qui s'est concrétisée par le point d'orgue de "qui prendra le plus de mesures" et pourra se couvrir de tout reproche.  

    Deuxièmement, ce ne serait pas rentable d'un point de vue économique et légal.

    Les chiffres, disponibles ici concernant un scénario d'inaction de la part de l'Etat sont clairs et d'une mathématique indubitable: 80'000 morts en Suisse. D'un point de vue économique et légal, il est certain que la disparitions de ces contribuables représenterait pour l'Etat un "coût" dur et une perte sèche d'un point de vue des recettes fiscales.

    D'autant plus, que l'inaction et le fait de ne pas avoir pris les mesures nécessaires pourrait être vu comme illégal a posteriori et faire naître des responsabilités. En effet, on pourrait imaginer de nombreuses actions, soit contre l'Etat, soit contre les employeurs, voir contre les individus entre eux qui pourraient facilement chiffrer les responsabilités à plusieurs milliards sachant le "coût" d'une vie (et non de la vie) en Suisse.

    Ensuite, le commerce ne devrait pas subir trop de perte, les montants offerts pour compenser les pertes dans l'économie apparaissent adéquats et représentent une moindre mesure pour éviter un dommage plus grand encore.  A ce titre, on peut relever l'efficacité de nos institutions, et notamment du département de l'économie qu'on apprécie ou non sa figure de proue, à fournir en temps réel des solutions. 

    Enfin, on pourra noter que la décroissance est globale et les dommages sont locaux. Ainsi, si on endigue au mieux le dommage en Suisse, notre économie se retrouvera dans une meilleure situation par rapport à d'autres.

    Dernièrement, dans le monde du travail, l'esprit d'innovation ne s'arrêtent jamais, et de nouveaux business modèles sont possibles. Certaines sociétés avantagées par le situation produiront certainement plus de richesse sur le dos de cette crise.

    En outre, pour toute entreprise, cela permet aussi de conduire une évaluation sur l'opportunité qu'est le télétravail au 21ème siècle. En particuliers, lorsqu'on observer que 80% des fonctionnaires ont pu être renvoyés à la maison car leur présence physique n'était pas essentielle.

    Troisièmement il n'y a pas d'autre solution plus efficace.

    Tout est dans le titre. Qui a proposé mieux? Réponse personne. Les vaccins ne pourront être là que d'ici un an au mieux.

    Pour conclure

    Pour conculre, certains Président, comme Trump ou Macron, voient souvent leurs méthodes de gestion de l'Etat comparées à celle d'une entreprise. L'analogie devrait à mon sens être vue favorablement. Et si la Suisse était une entreprise, nous aurions affaire ici à une excellente décision des nos Autorités en terme économique, social et humain.  

    Dernièrement, je rappellerai qu'il y a là l'occasion pour les individus de réaliser des opérations en or à moyen-court terme En effet, la plupart des sociétés sont devenues du jour au lendemain virtuellement sous-évaluée, pourtant rien n'a changé. A ce sujet, certains traders ne s'y sont pas trompés et ont compris que les factures de certains services, par exemple la téléphonie, allaient profiter d'une hausse des bénéfices et donc des dividendes en 2020.  

     

    Image: Photo by Jametlene Reskp on Unsplash