• VANDALISME à l'UNIGE suite à un article de la Tribune de Genève

    Dans la nuit de mercredi à jeudi, des individus ont placardé à la colle forte sur la porte de mon bureau à l'UNIGE des imprimés de l'article de la Tribune de Genève avec écrit dessus "HONTE" et "CLASSISME". Dans cet article, j'avais témoigné, avec d'autres, pour faire ressortir la situation notoire vis-à-vis de la sécurité et de la salubrité à l'UNIGE. Le lien se trouve ci-dessous. 

    L'Université, ce n'est pas la rue

    Mon propos dans cet article, pour lequel j'ai reçu d'innombrables soutiens, se fait la voix de nombreux anonymes qui en ont assez de voir que notre Université - dont on peut pourtant être fier - se transforme au gré des saisons: en squat, en dépotoir insalubres, ou en lieu de violences et de contestations aux idées souvent minoritaires. 

    Le fond du problème est bien illustré par cette attaque qui se place à l'encontre des valeurs de l'Université tout autant que contre ma personne. Quelques extrémistes, peut-être ces mêmes commentateurs virulents sur mon compte Facebook qui semblaient former un groupe homogène, ont instauré un climat de non-droit à l'étage de la faculté du nom opposé. Quelle preuve de plus faut-il pour démontrer un constat d'insécurité en ce lieu du savoir et prendre des mesures proactives? 

    Après tout, l'Université ce n'est pas la rue. 

    "Gardons les yeux ouverts"

    Pour la suite, je vais déposer plainte pénale contre X en insistant sur l'identité de mes e-détracteurs. Malgré cette tentative d'intimidation, l'atteinte à l'honneur et à la liberté d'expression, ma volonté et mon espoir de voir l'Université devenir un lieu de bien-être pour tous restent fermes.

    La délinquance n'a pas droit de cité à l'Université, ni ailleurs à Genève. Du reste, plutôt que contempler en silence les conditions de ces personnes en situation de précarité qui sont réduites à se laver dans les lavabos, je me rassure dans l'idée que cet article aura servi à mettre en lumière une situation devant laquelle tout un chacun ferme quotidiennement les yeux.

    Personne n'est indifférent face à la précarité et je milite pour une prise en charge efficace de ces problèmes par l'état ainsi que par les associations dont c'est la vocation. Fort de cela, il faut cependant insister qu'il ne revient pas à l'Université de remplir ces missions sociales. 

    En définitive, je reste convaincu du bien-fondé de cet article et cette action lâche et imméritée n'aura fait que raffermir ma volonté de voir le respect triompher à l'UNIGE. Ma sympathie et mes excuses vont aux gens de ma faculté, en particulier à ma collègue de bureau, que cette attaque aura pu choquer.

    Gabriel Jaccard

    Lien article : https://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/insalubrite-sentiment-insecurite-uni-mail/story/20106727

    Lien Facebook: https://www.facebook.com/GJaccard 

  • Les Verts, pas mûrs pour le Conseil fédéral

    Le 11 décembre dernier, Regula Rytz (Verte) n'a obtenu que 82 voix contre 145 pour Ignazio Cassis. Elle manque ainsi son élection au Conseil fédéral.

    Mme Rytz allègue un "affront à la démocratie" quant à sa non-élection.

    Pourtant, ce résultat était largement attendu, bien qu'il suscite tout de même une indignation dans les médias chez la plupart des Verts, quoique peu d'espoirs réels étaient reportés sur la candidate.

    En effet, avec un score qui a bondi soudain à la dernière élection à 13,2% des voix du pays, les Verts estiment qu'il est déjà l'heure de brûler les anciennes idoles et de revoir les formules magiques.

    Dans cette logique, on comprend que les Verts n'ont pas perdu. Ils ne peuvent pas "perdre". Ils ne perdront jamais. Bien plus, ils sont les victimes de la malhonnêteté et de la crainte des autres partis. Après tout, comment peut-on perdre lorsqu'on est au sommet de la vague? 

    La réalité qui les frappe c'est que ce parti, qui on le rappelle ne se confond pas avec le spectre idéologique de l'écologie, n'a pas encore convaincu sous la coupole. Si les idéaux écologiques ont su conquérir le coeur de la plupart des citoyens, élus ou non, on ne peut en dire autant quant au fond, en particuliers lorsqu'on observe que leurs idées ne se distinguent que dans un mouchoir de poche face au PS? (cf. https://www.smartvote.ch/fr/group/2/election/19_ch_sr/smartmap) 

    Hier le haut, aujourd'hui l'écume, et demain viendra le creux de la vague. 

    Gabriel Jaccard

    Photo by Mourad Saadi on Unsplash 

  • Relations CH-UE: le point de rupture?

    On voit dans l'affaire du renouvellement des équivalences à quel point notre situation avec l'UE est précaire. Le lien de cette affaire se retrouve ici:

    https://www.tdg.ch/…/suisse-tente-garder-lev…/story/27869536 

    Les Autorités de Bruxelles n'hésitent pas à solennellement racketter la Suisse, dans un calme tout bonnement :

    S-C-A-N-D-A-L-E-U-X!

    Encore plus déplorable, la position de certains partis, Verts, PS (bien sûr), et même Vert-libéraux, qui souhaitent libérer la rançon "sans conditions".

    C'est ce qu'il s'appelle être piètre négociateur! Dommage...

    Si les partis suisses savaient encore se battre en phalange compacte vis-à-vis des oppresseurs au lieu de capituler séparément, alors on aurait peut-être une chance de lutter contre cette tyrannie-là!

    Gabriel Jaccard

    Image: Peinture de Karl Jauslin, 1889.

    Lien permanent Catégories : Air du temps, Genève, Humeur Imprimer 1 commentaire