Blog de Gabriel Jaccard : candidat au Municipal 2020 à Genève

  • La technologie blockchain pour améliorer le déficit démocratique post-élection?

    Problématiques initiales

    Le vote démocratique est l’un des aspects incontournables de l’état de droit dans le monde et a fortiori en Suisse. Dans la plupart des civilisations modernes, la conception d’une société juste et équitable repose intimement sur la possibilité que tout un chacun puisse faire valoir sa voix au chapitre afin de mener à bien collégialement, légitimement et sereinement les affaires de la cité.

    La politique soulève des questions de sociétés complexes. On l’observe au travers du flux important d’informations et des batailles d’experts discordants sur un même sujet. En outre, la complexité des questions contribue à cette coupure progressive entre la vie politique et celui qu’elle concerne : le citoyen. De sorte qu’aujourd’hui, le nombre d’objets votés par lui– notamment en Suisse - est en hausse constante, alors que le taux de participation est de moins en moins élevé.

    La formation de l’opinion requière un investissement en temps important. En Suisse, il s’effectue généralement sur des espaces neutres, voir aseptisés, au travers des canaux officiels ou au sein des contre-pouvoirs avec des penseurs, politiciens ou experts sélectionnés par les médias eux-mêmes.

    Les opinions d’un électeur, par exemple sur un candidat-politicien à l’occasion d’une élection, sont souvent au pire irrationnels et basées sur son impression générale, prétendue ou encore la beauté; et au mieux ces opinions se basent sur les idées souvent volontairement vague du programme du candidat. Par conséquent, il est difficile de savoir pour qui on vote avant de voir la personne en place. Dans le même temps, on peut observer que les réseaux sociaux sont devenus des espaces importants d’expressions pour les politiques. En définitive, les outils démocratiques officiels, comme le vote, en tant que tel reste peu digitalisés, notamment pour des raisons de contrôle et de sécurité.

    Ensuite, la légitimité démocratique des politiciens repose la plupart du temps sur un résultat direct d’une élection concernant un mandat sur le temps long. Le plus souvent, le score obtenu sert à justifier la politique du candidat sur l’ensemble de son mandat et de ses décisions. En effet, il n’existe pas d’outil qui puisse efficacement guider la vie politique à grande ou petite échelle, voir les comportements des élus post-élection. Dans le même temps, le citoyen subit et remarque beaucoup plus les effets de la politique locale que ceux de la politique globale.

    Par conséquent, le système fait qu’aujourd’hui les politiciens élus peuvent justifier leurs comportements et leurs décisions sur des éléments rationnels, comme des statistiques, pour parler en continu au nom de leurs électeurs. Mais, le plus souvent, ils se baseront sur des éléments moins palpables comme le sentiment immédiat qu’ils pensent que la population pourrait avoir sur un sujet. D’autre part, certains acteurs non-élus importants dans la formation de l’opinion, comme les experts par exemple, ne possèdent pas toujours de canaux neutres et efficaces pour faire ressortir un avis qui pourrait ensuite être endossé par l’opinion publique.

    Dernièrement, on voit aujourd’hui de nouveaux outils informatiques qui permettraient d’apporter un nouvel élan à la démocratie et à la formation de l’opinion. En premier lieu, la puissance des réseaux sociaux en tant qu’outil démocratique des citoyens est sous-utilisée en Suisse, à une époque où le citoyen utilise journalièrement le digital. En second lieu, on mentionnera la technologie de registres distribués qui permet la mise en place de protocoles qui permettent la confiance. A ce sujet, on rappellera qu’en Suisse, nous bénéficions d’un environnement privilégié pour cette technologie au vue des diverses initiatives dans le canton de Zoug, Schaffhouse grâce à des entreprises comme Procivis.

    En somme, les processus démocratiques sont encore actuellement très archaïques. Par exemple, la loi requière, pour des raisons valables et compréhensibles, une inscription manuscrite pour signer une pétition, un référendum ou une enveloppe de vote. Ces exigences se marient mal avec l’ère dans laquelle nous vivons. Dans la vie pratique, cette situation a pour résultat que l’on doit déployer de nombreux efforts et moyens afin d’arrêter dans la rue un citoyen qui n’a pas de temps, pour réfléchir à des sujets complexes qui le concerne souvent de loin.

    Une solution possible

    Si je suis élu au Conseil Municipal le 15 mars prochain, je m'engage à mettre en place et tester un système de sondage permettant des Etats Généraux digitaux. L'idée serait de créer un mécanisme de vote démocratique informel, ouvert à tout citoyen, rapide, et dont l’utilisation apportera la légitimité d’une signature avec pour l'utilisateur la simplicité d’un like sur les réseaux sociaux.

    Le système utiliserait la technologie blockchain afin d’offrir un outil rapide, efficace et économe pour que tout un chacun puisse soumettre et obtenir un avis sur une idée ou une problématique. Le système pourrait permettre aux politiciens de soumettre aux citoyens des scrutins afin que ces derniers puissent donner un avis ponctuel ou régulier sur des sujets, locaux comme nationaux, ou qui ne concerne pas une grande partie de la population. Le résultat du scrutin permettrait de déterminer une opinion tout en bénéficiant d’une sécurité et d’un anonymat absolu.

    Ce système permettrait de réparer les problématiques posées ci-dessus et de synchroniser doucement notre époque avec les technologies actuelles. Cela permettrait de créer un espace de débat pour des sujets complexes, une vérification de la légitimité d’une idée en générale ou de recueillir un avis post-élection.

    Affaire à suivre!

     

     

     

    Image: Photo by Martin Shreder on Unsplash

  • A mes amis qui souhaitent voter Vert Libéral ou PDC, ces partis dans un mouchoir de poche!

    Les élections du 15 mars approchent à grands pas! 

    Je vous invite donc à consulter mon questionnaire smartvote avec mes commentaires :https://smartvote.ch/de/group/6/election/20_ge_leg/db/candidates/45400000104 

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    Je souhaite relever que mon score écologique s'explique en vertu d'une part de mon honnêteté intellectuelle et d'autre par l'extrémisme des questions posées, preuve si il n'en faut de l'émotion liée à la thématique écologique. Ce score me satisfait d'autant moins que ma conscience écologique est grande et que mon empreinte écologique est basse (1,8 planètes)! 

    Par exemple, la questions 7 chiffre 3 dit : "Une initiative demande que la Suisse cesse d'utiliser les énergies fossiles à partir de 2050. Soutenez-vous cette proposition?"

    Comment répondre à cette question sans tomber dans le populisme lors qu'aujourd'hui il est inconcevable de cesser d'utiliser les énergies fossiles? La technologie pour les remplacer n'existant tout simplement pas. De plus, le terme "cesser d'utiliser" est un euphémisme pour ne pas dire une interdiction, ce qui fait frémir tout libéral.  

    A mes amis qui souhaitent voter Vert Libéral ou PDC, ces partis dans un mouchoir de poche!

    Les trois graphiques ci-dessous représentent les résultats smartvote des candidats des partis Vert'libéraux, PDC, PLR. On y observe que le PDC et les Vert'libéraux ne se distinguent que dans un mouchoir de poche et qu'ils constituent bien plus des partis de centre gauche plutôt qu'une alternative à la droite libérale.

    Ainsi, je souhaite dire à tous mes amis qui pensent reconnaître dans le slogan trompeur, de "vert" & "libéral" l'addition parfaite de ces deux idées, qu'il n'en est rien. Bien plus, seul le PLR peut se vanter de proposer à la fois des idées soucieuses des enjeux écologiques tout en maintenant un cap libéral.  

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    Vert Libéral

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    PDC

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    PLR

  • Si j'étais élu le 15 mars au Conseil Municipal de la ville de Genève

    Je dois confesser au Lecteur avoir longtemps été attiré par l'idée de servir la communauté en faisant de la politique.

    L'époque actuelle est charnière pour notre cité

    Notre société et ses moeurs évoluent à vive allure et Genève, cette ville-canton internationale, est face à des défis colossaux en terme de rayonnement, de logement, de mobilité douce, d'infrastructure, et bien sûr d'écologie pour ne citer que certains des combats qui me sont chers.

    La situation est en effet difficile en ville de Genève

    Les scandales s'y enchaînent, le budget pique dans le rouge d'environ 20 millions CHF pour 2018, tandis que les dépenses et les subventions sont constamment revues à la hausse. Et enfin, la lecture seul de certains titres des objets proposés en séance du CM suffit à y observer des idées complètements déraisonnables, voir parfois même dérangées. Bien plus, Genève a besoin de propositions véritablement visionnaires pour garantir son avenir.

    Fort des expériences passées, il est temps d'amorcer une nouvelle ère dans notre République

    A l'heure de cette nouvelle législature, j'estime être un candidat crédible et légitime pour représenter et défendre les intérêts de ceux dont les opinions s'alignent avec les miennes. De même que pour le bien commun, et dans la plus pure tradition du consensus suisse, celles de tous les autres citoyens qui n'auront pas voté ou qui ne voteront pas pour moi. 

    La volonté d'un citoyen anodin qui souhaite faire de son mieux

    Pour conclure, je tiens à dire au citoyen que je ne lui promets rien en tant que tel. Mes opinions sont empreintes de libéralismes quoiqu'elles ne sont pas toujours arrêtées et que je n'en possède pas sur toute chose. Enfin, comme n'importe qui, je suis faillible. En définitive, je n'ai au fond que pour seul slogan de campagne, celui de la volonté d'un citoyen anodin qui souhaite faire de son mieux pour Genève et ses citoyens.

    Du reste, le Lecteur retrouvera les grandes lignes de mon programme ci-après ou sur ma page Facebook https://www.facebook.com/GJaccard/ :

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